Un homme riche trop enfantin voit sa vie bouleversée quand son père lui coupe les vivre. Sa pauvreté soudaine le conduit à habiter chez la sœur de sa femme qui est une mère célibataire qui tente tant bien que mal à survivre dans le monde normal. Ce pitch est assez simple, mais revoir notre Abby Sciutto de NCIS nous fait aimer directement la série. La revoir dans une série de comédie est assez étrange au premier abord, mais elle arrive à nous fait sourire comme à l’époque de NCIS. Malheureusement la série est annulé pour faute d’audience.
Comment une mère célibataire arrive à joindre les deux bouts ? Comment un couple riche revient dans une vie dite normale ? Comment une femme qui a connu la galère comme sa sœur reprend une vie normale ? Comment mettre en rapport ces deux mondes ?
Voilà un éventail de questions qui nous fait réfléchir que le monde du commun des mortels n’est pas si différent du vrai monde. Le couple de riche essaye tant bien que mal de s’acclimater à la pauvreté soudaine à travers des situations cocasses. Ils essayent de vivre une vie de riche, mais sans argent et le comique dans ce genre de situation est bien présent. La représentation de ce couple riche nous permet de voir que riche/pauvre tout le monde cherche le bonheur et que la famille est très importante dans les deux cas.
De l’autre côté, on a la sœur célibataire avec un enfant qui essaye de se débrouiller avec son petit salaire de serveuse. Le contraste est bien présent, car elle est la seule de la maison à connaître les vraies valeurs de ce vrai monde. Elle est leur normalité dans leur monde.
Les chocs de ces mondes sont vus et revus à la TV, mais le charisme de l’actrice principale nous donne envie de continuer. Elle est en plus la coproductrice de cette série ce qui nous amène à penser que des idées féministes vont être abordées. Surtout, depuis qu’elle a publiquement dit que c’est une série personnelle pour elle. Son humour et son style nous rafraîchissent pendant cette période de confinement.
Un des sujets intéressant dans cette série, c’est qu’elle utilise l’humour 2nd degré pour parler des problèmes d’argent des Américains de classe moyenne. Un peu dans le style de Malcolm, mais avec les changements de société d’aujourd’hui.
Et surtout le changement de personnalité quand on rentre dans un groupe de personnes différent du nôtre et comment l’image qu’on renvoie à ce groupe est très important pour nous. Le regard des autres est bien montré du doigt dans cette série, mais avec beaucoup d’auto dérision.